Les contextes

 
Le drapeau colombien La hauteur du jaune est égale à celle du rouge et du bleu réunis

Les contextes

- Le contexte géographique :



La Colombie au sein de l'Amérique latine

 

Le drapeau colombien

 
 
La Colombie en Amérique du sud La Colombie se situe au nord ouest de l'Amérique du sud

La hauteur du jaune est égale à celle du rouge et du bleu réunis.
Le jaune représente l'or, le bleu représente les deux océans qui baignent le littoral du pays et le rouge symbolise le sang qui a coulé pour la libération du pays.


Les Armoiries


Les armoiries
 

La Colombie et ses pays limitrophes



Les pays limitrophes La Colombie est entourée par le Panama, le Venezuela, le Brésil, le Pérou et l'Equateur

La République de Colombie est le pays des beaux contrastes.
Elle est située à l'Extrémité Nord-Ouest de l'Amérique du Sud.
Très vaste et montagneuse (2 fois la France), elle est bordée au Nord par la mer des Caraïbes sur 1600 km et à l'Ouest par l'Océan Pacifique sur 1300 km. Elle est frontalière du Panama, du Venezuela, du Brésil, du Pérou et de l'Equateur.
Sa capitale, Bogota, perchée à 2645 mètres d'altitude compte aujourd'hui plus de 9 millions d'habitants.
La population totale colombienne est estimée à 49 millions d'habitants.
La Cordillère des Andes parcourt le pays en 3 chaînes de montagnes successives :
les Cordillères Centrales, Orientales et Occidentales, qui culminent à plus de 5000 m.
La cordillère des Andes offre une richesse agricole et minérale exceptionnelle, mais sa géographie particulière facilite, malheureusement, la culture de produits stupéfiants et la vie des groupes illicites.
La Colombie est située sur le Cordon de Feux de l'Amérique Latine, elle est donc fortement exposée aux tremblements de terre : le plus terrible est survenu en 1999 à Armenia faisant plus de 2000 morts. C'est aussi ce qui rend ses infrastructures instables et difficiles à développer.


 

La capitale Santa Fé de Bogota

La capitale BOGOTA Bogota se situe à 2645 m d'altitude sur la cordilière des Andes





La cathédrale l'Immaculée Conception La cathédrale construite en 1583, vue de la place Bolivar
 

Le site archéologique de San Augustin à 1700 m d'altitude



Les petits personnages juchés sur les épaules des gardiens de cette idole aux crocs menaçants symbolisent le dédoublement de la personnalité.











San Augustin
 

LES AUTRES CONTEXTES

Le contexte socio politique

Après l'assassinat du candidat à la présidence Jorge Eliécer Gaitán Ayala en 1948, la Colombie connaît une violente insurrection populaire, le « Bogotazo », et la période de la « Violencia » qui entraînera un exode rural important.
Gaitán ayant été l'unique espérance de ce pays, des groupes commencent à se former dans les campagnes en protestation à cet assassinat et aux inégalités sociales
Apparaîtront alors dans la fin des années 50, les premiers groupes d'oppositions à la monopolisation politique du « Front national », coalition hermétique à laquelle se heurtent les autres forces politiques émergentes. Les premières « guérillas » apparaitront dans les années 60, dans les zones ou l'Etat n'est pas présent.
Dans les années 1980, de nouveaux groupes armés apparaissent. Ils se disent groupes d'«Auto Défenses» contre les extorsions, assassinats ou enlèvements perpétrés par les guérillas.
De riches propriétaires terriens, politiciens ou encore entrepreneurs commencent à payer ces milices, les paramilitaires ou AUC (Autodéfenses Unies de Colombie) pour se protéger eux-mêmes ainsi que leurs biens.
Ces groupes bientôt incontrôlables, à la solde du narcotrafic tout autant que les guérillas, sont impitoyables. Les AUC deviennent une organisation unifiée, avec un entraînement militaire et terroriste avec des objectifs et des ambitions politiques.
Durant plus de 20 ans, une guerre sans merci s'est déroulée entre les guérillas et les AUC : chacun luttant pour s'approprier les zones de cultures illicites; les territoires riches en ressources naturelles (pétrole, café, émeraudes, or, etc.) et les zones stratégiques pour l'exportation de drogues vers l'étranger.
Les expropriations, ventes forcées et destructions de récoltes aggravèrent toujours plus l'exode rural. A partir de 2002, une guerre ouverte s'est déclarée entre le nouveau gouvernement en place et les différents groupes armés. Le gouvernement leur demande une reddition sans condition ou une poursuite militaire implacable.
La Colombie connait alors pendant les 3 années suivantes la reddition de certains groupes paramilitaires.
Les guérillas ne souhaitant pas baisser les armes, l'armée nationale les affronte sans ménagement dans tout le pays.
En 8 ans de pouvoir, ce nouveau gouvernement a réussi à démobiliser une partie des AUC et à fragiliser la tête administrative et politique des guérillas, même si ces groupes armés sont encore bien présents.
En 2011, le gouvernement du Président Santos a pour la première fois dans l'histoire de la Colombie, reconnu qu'il y avait un réel « Conflit Armé » dans le pays contrairement à l'ancien gouvernement qui se positionnait plus sur une menace terroriste ou narcoterroriste.
Depuis le 19 novembre 2012, le gouvernement du Président Santos, élu en 2010, a lancé un vaste programme avec les guérillas des FARCS afin de trouver une solution au conflit armé et en finir avec cette guerre.
Les accords de paix qui se sont déroulés à Cuba ont définis 5 points cruciaux :
Une réforme agraire,
Une participation politique des FARCS,
La rupture totale de lien avec le narcotrafic et le crime organisé,
Une aide à la réinsertion des guérilleros
Et enfin l'aide aux victimes des FARC.
Un accord doit être trouvé sur chaque point avant de pouvoir signer un accord général et définitif.
En 2015 dernière, les 2 parties se sont mises d'accord sur les trois premiers points et fort de sa réélection en 2014, le Président Juan Manuel Santos et son gouvernement ont largement avancé sur le cinquième et dernier point des accords de paix qui correspond à un cessez-le-feu bilatéral définitif.
Ces avancées sont aujourd'hui perçues comme historique et offrent un espoir pour tout le pays et le continent.

 

L'analyse du contexte

Dans ce contexte de menaces, d'affrontements et de violences omniprésentes, beaucoup de familles quittent leurs terres ancestrales pour former une ceinture de pauvreté autour des grandes villes.
De plus, le manque d'opportunité qu'offre une campagne lente à se développer, force sa population à migrer vers la ville. Victimes d'un changement brutal de conditions de vie, ces familles séparées ou décimées par le conflit perdent leurs repères et leur identité culturelle.
Cet exode rural provoque une urbanisation accélérée qui, combinée à une pauvreté extrême, engendre les bidonvilles.
D'autre part, ces afflux de population, laissent place à une démographie incontrôlée avec une insécurité toujours grandissante et un taux de chômage élevé.
L'arrivée massive et rapide d'une population rurale et sans ressources a fragilisé et rendu précaire les diverses institutions de l'Etat.
Dans ces quartiers où règne l'insécurité, où les valeurs sociales se perdent, les familles non seulement déplacées vivent dans l'urgence, les enfants souffrent de malnutrition et sont de plus en plus livrés à eux-mêmes. En effet, la pauvreté et la surpopulation provoquent une situation de crise alimentaire.
Par ailleurs, le manque de main d'œuvre en campagne, dû à une mauvaise rémunération et à l'exode rural engendre une baisse de la production agricole et donc une diminution de l'offre en produits alimentaires pouvant provoquer une hausse des prix.
Cette situation de crise alimentaire est d'autant plus préoccupante qu'elle se combine à une insalubrité des lieux de vie et un manque d'accès aux soins, et entraîne un taux de mortalité infantile élevé.

 

Précarité et déscolarisation

Dans ce contexte d'urgence, se sont développés les phénomènes d'enfants des rues, d'abus sexuels et de délinquance. Le manque d'éducation accentue ces différents maux et contribue à maintenir un chômage et une surpopulation élevée.
Afin d'éviter l'insécurité dans ces zones urbaines, beaucoup de familles cherchent à migrer vers des zones moins dangereuses.
Sol'Enfance est localisé dans une strate de niveau 3 (les strates de niveau 1 correspondent aux zones les plus pauvres, les strates de niveau 6 sont les plus riches). En zone 3 les espaces de vie sont très restreints : 5 personnes pour 20 m². Les loyers et les services sont également plus chers et les familles doivent obligatoirement trouver un emploi stable pour survivre.
D'autre part, Bogota, mégapole de plus de 33km de long sur 16 km de large, peuplée de plus de 9 millions de personnes, possède un système de transport public insuffisant. Comme la durée de travail hebdomadaire est de 49h, les employés doivent se lever vers 5h et revenir chez eux vers 19h. Un salarié peut passer plus de 3h par jour dans les transports publics.
Les enfants se retrouvent donc le plus souvent livrés à eux même, les parents décident souvent de les confier à d'autres membres de la famille ou à des tiers parfois mineurs.
Les enfants des vendeurs ambulants sont obligés de suivre leurs parents sur leurs lieux de travail ce malgré les possibles sanctions des services sociaux.
En Colombie, l'école n'est obligatoire qu'à partir de 5 ans. Avant cet âge, les parents qui le désirent peuvent inscrire leurs enfants dans des jardins d'enfants ou crèches. Cependant, ces structures sont pour la plupart privées avec un coût élevé car il n'existe pas de structures publiques ni d'aides sociales pour la garde d'enfants.
Par conséquent, ces familles déplacées et/ou en difficulté économique ne peuvent pas faire face à de telles dépenses et se retrouvent dans des situations potentiellement dangereuses pour leurs enfants.
Le manque d'institutions et l'absence des parents provoquent des retards dès l'école primaire se traduisant généralement par un échec scolaire à long terme.

 

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